Premiers jours dans le nord du Chili

San Pedro

Suite à nos quatre jours de visite du désert de sel d’Uyuni, nous passons la frontière à San Pedro de Atacama, accompagnés du couple de français, Damien et Priscille. Cette étape marque le début des cinq semaines que nous allons passer au Chili.

Le contrôle des passeports prend un peu de temps mais nous entrons finalement dans la petite ville de San Pedro. Dès notre arrivée, une jeune fille avec un accent bizarre (russe? anglais?) nous vend une auberge, cigarette à la main. On refuse gentiment.

Cette frontière entre Bolivie et Chili est très utilisée et une multitude de touristes utilisent la ville de San Pedro comme point de départ pour les nombreuses excursions disponibles aux alentours. Nous trouvons quand même que la ville a un certain charme et nous nous installons dans une auberge pour quelques jours.

Et, détail important, les magasins de San Pedro vendent de très beaux tapis. A la recherche du tapis parfait depuis le début de notre voyage, nos envies de shopping sont ici satisfaites.

De retour à l’auberge, Damien et Priscille nous expliquent qu’ils ont rencontré un français qui organise des visites de la région avec son combi Volkswagen, dans lequel il vit également. Il s’est installé à San Pedro il y a peu avec sa copine chilienne, et en attendant qu’ils se marient et qu’il ait le droit d’exercer le métier de guide, il donne des tours “illégaux”.

Nous nous méfions des tours organisés suite à notre expérience à Uyuni, mais ce tour “alternatif” a l’air intéressant. Damien et Priscille décident qu’ils vont passer toute la journée avec le guide et commencer donc à 4 heures du matin. Austin et moi préférons dormir un peu plus et louer des vélos pour la matinée, puis les rejoindre pour les visites de l’après-midi.

L’escapade en vélo du matin est très agréable et il y a déjà beaucoup d’endroits à explorer à seulement quelques kilomètres de la ville. Le seul problème est qu’il fait extrèmement chaud. La région est l’une des plus désertiques du monde comptant des endroits où la pluie n’a même jamais été enregistrée.

Nous rejoignons donc le couple et notre guide hippy après déjeuner et montons dans son van. Voilà à quoi ça ressemble assis sur le matelas à l’arrière:

Nous nous arrêtons en premier à la Laguna Cejar, un lac presque aussi salé que la mer morte. Nous arrivons 45 minutes avant les autres touristes et nous pouvons donc profiter du calme en flottant à notre aise. Tout à coup, nous voyons une dizaine de bus touristiques s’approcher mais heureusement pour nous, les touristes prennent beaucoup de temps pour se changer et nous avons le lac encore quelques minutes pour nous.

C’est très amusant et agréable de flotter dans l’eau comme ça mais, effet indésirable: nous sommes complètement recouverts de sel suite à la baignade.

Notre guide nous conduit ensuite au fameux Valle de la Luna, une zone désolée qui consiste de formations rocheuses orangées. On se ballade un peu pour explorer les grottes de la vallée formées en partie de sel.

De là. il nous conduit au dessus d’un canyon pour que nous puissions admirer le coucher du soleil sur le Valle de la Luna.

On passe la soirée à admirer la vue en buvant des pisco sours. Une très belle fin à cette journée.

Une fois à l’hôtel, nous commandons un taxi tôt le lendemain pour nous emmener jusqu’à Calama, d’où nous pouvons prendre un bus jusqu’à la côte. Devant notre hôtel à 6 heures du matin, nous attendons 20 minutes avant de comprendre que personne ne viendra… Le chauffeur de taxi ne répond pas au téléphone et le jeune homme qui travaille à cette heure-ci à l’auberge nous dit qu’il a du oublier de mettre un réveil et qu’il doit être en train de dormir. Ok….

Changement de programme: nous retournons nous coucher avant de prendre un bon déjeuner et de nous rendre à Calama en bus, à temps pour prendre un bus de nuit qui nous laisse à Chañaral, sur la côte. Il doit être 4 heures du matin lorsque le steward du bus nous réveille pour nous dire que nous sommes arrivés. Nous sortons du bus dans le noir, complètement désorientés, au bord d’une station d’essence. Il y a quelques hommes dans la rue, tous saoûls. Nous comptons trouver un moyen pour rejoindre la réserve naturelle Pan de Azúcar, à une heure au nord d’ici.

Un homme s’approche de nous et nous demande où nous voulons aller; nous lui expliquons notre situation. Il rit et nous souhaite bonne chance pour y arriver depuis Chañaral, ce qui nous décourage un petit peu.

Des taxis commencent à passer et nous demandons à l’un deux s’il pourrait nous emmener jusqu’à la réserve. Il nous dit qu’il n’y a aucun problème et nous fait un bon prix. Nous sommes soulagés.

Une heure plus tard, nous arrivons à la réserve naturelle dans le brouillard de la côte. Epuisés, nous nous trouvons un endroit derrière quelques rochers et sortons nos sacs de couchage pour finir notre nuit, au bruit des vagues.

Pan de Azúcar 

Lorsqu’on émerge de notre sommeil, le ciel est toujours gris et il nous est difficile d’évaluer l’heure qu’il est. Nous décidons de marcher le long de la côte et on trouve un camping où poser notre tente.

Il y a une île à quelques kilomètres de la côte qui s’appelle Pan de Azúcar et qui donne son nom à la réserve naturelle. Cette île abrite une nombreuse colonie de pingouins et beaucoup d’autres animaux qui y vivent en paix puisque les touristes ne peuvent que s’approcher de l’île en bâteau sans y poser pied.

Nous nous regroupons avec quelques autres touristes pour demander à l’un des pêcheurs qui vit dans la réserve de nous emmener voir l’île de plus près.

En plus des pingouins (qui sont vraiment trop chou), l’île abrite des otaries, des chauve-souris vampires, des loutres, des pélicans, etc… On s’approche assez près de l’île pour pouvoir observer tous ces animaux et même un groupe de dauphins au loin. Une des otaries semble particulièrement apprécier l’intérêt qu’on lui porte et nous offre plusieurs poses mémorables.

Nous passons le reste de la journée à nous ballader entre les rochers pour rejoindre des plages cachées. On fait attention de ne pas marcher sur les nombreux crabes, oursins et étoiles de mer croisés sur notre chemin. Nous rentrons à notre tente, où nous dégustons pour dîner les excellentes empanadas aux crevettes que la dame qui tient le camping nous prépare. Nous voilà prêts pour une nouvelle nuit bercés par les vagues.

Bahia Inglesa

Nous nous rendons le lendemain à Bahia Inglesa, un petit village côtier à quelques heures au sud. Nous arrivons vers midi et et il y a encore et toujours du brouillard. Mais, le soleil semble faire un grand effort pour réapparaitre.

On s’installe dans une petite cabane triangulaire et nous retournons à la plage puisque le soleil a finalement vaincu et qu’il nous faut même sortir la crème solaire! Austin décide de se baigner mais ne reste pas longtemps dans l’eau qui est très froide. C’est sûr qu’après la Méditerranée…

Ma nouvelle tresse de pierres et de coquillages

Les restaurants qui se trouvent le long de la plage sont vraiment excellents et je mange autant de coquilles St Jacques que je peux.

Après deux petites journées passées au bord de cette plage bien agréable, nous continuons notre route, puisque nous n’avons pas beaucoup de temps pour connaitre le nord du Chili; nous avons un vol à prendre dans quelques jours depuis Santiago vers le sud. Quelle vie!

 

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Categories: Articles en français

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