De La Paz à Coroico sur la route de la mort

La meilleure façon de recevoir un T-shirt gratuit en Bolivie est de risquer sa vie à vélo sur la route la plus dangereuse du monde. Cette route est également appelée la route de la mort, dû au nombre de prisonniers de guerres paraguayens morts durant sa construction. Cette route a donc pris de nombreuses vies. Elle est très étroite à plusieurs endroits et donne sur une chute fatale de plusieurs milliers de mètres à ceux qui en sortent. Etant une route à double sens, la plupart des accidents se déroulent lorsque deux voitures se croisent, et celle étant du mauvais côté tombe dans le vide. Mais cette route est désormais três peu utilisée par les automobilistes, remplacés par des touristes à vélo. Il existe une nouvelle route alternative entre La Paz et Coroico, qui est ironiquement la deuxième route la plus dangereuse de Bolivie.

Avant que le tour commence, notre guide nous fait lever la main droite et jurer ces quelques propos:

Je ne ferai rien de stupide.
Je ferai attention à la route et à ce que je fais.
Je laisserai assez d’espace entre moi et le vélo devant moi.
Je donnerai un pourboire généreux à mon guide et au chauffeur.

Après avoir solennellement juré de bien se tenir, le guide fait passer entre nous une petite bouteille d’alcool à 96 degrés. Nous en prenons tous une petite gorgée puis en versons une petite quantité sur les roues de nos vélos et par terre, pour demander à Pachamama (la Terre Mère) de nous protéger des dangers qui nous attendent.

La descente commence par quelques kilomètres sur une route asphaltée, pour que nous puissions nous habituer à nos vélos. Le guide nous encourage déjà à poser pour les photos, pour pouvoir prouver à tous nos amis qu’on a kiffé nos races.

Le début de la route asphaltée

On arrive finalement sur la route de terre qui constitue la vraie route de la mort, et nous continuons notre descente. On ne sait pas à si on est soulagés ou déçus que les nuages nous empêchent de voir le vide du côté gauche de la route.

On se concentre sur nos vélos et on s’efforce à ne rien faire de stupide. Au final, descendre 64 kilomètres à vélo, passant de 4700 mètres à 1100 mètres d’altitude, c’est plutôt très amusant, plus que ce n’est effrayant..

Personnellement, j’ai adoré cette expérience, et je me suis débrouillé plutôt pas mal. Peut-être que je me suis découvert une nouvelle passion: le VTT en descente (parce que la montée, j’aime un peu moins).
Nous avons commencé la journée dans le froid, protégés de plusieurs couches de vêtements, et nous la finissons en T-shirt, sous un grand soleil.

Notre journée à vélo se finit dans un petit village où notre groupe se félicite autour d’une bière, et on reçoit enfin les T-shirts tant attendus!

Mais ce n’est pas tout; il y a dans ce petit village une réserve où des bénévoles s’occuppent d’animaux sauvés du braconnage et du traffic illégal. On y déjeune puis nous visitons quelques-uns de ses occupants, des singes de plusieurs espèces.

La majorité de notre groupe retourne dans le bus pour rentrer à La Paz, mais nous décidons de rester à Coroico, à quelques kilomètres de là.

Nous trouvons un hôtel à 20 minutes à pied en dehors de la ville, et c’est un vrai petit paradis. C’est l’endroit rêvé où se reposer quelques jours: un domaine énorme avec de magnifiques vues de Coroico et des montagnes autour.

La vue depuis notre chambre

On finit par passer trois jours ici, profitant de la beauté et du calme des lieux.

De Coroico, nous avons prévu de retourner à La Paz pour y prendre un bus qui nous emmènera de l’autre côté du pays à l’est, à Santa Cruz.

 

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