Première étape: Lima

On atterrit à Lima après deux longs vols vers 23h30. Fatigués du voyage, on sort de l’aéroport et essayons de trouver notre route vers l’auberge qu’on a résérvé pour le premier soir, situé en dehors de Lima même, à 5 minutes à pied de l’aéroport.

Après quelques minutes de réfléxion, on trouve finalement notre chemin; mais plus on avance, moins la route nous paraît acceuillante… Je ne montre même pas d’intérêt aux chiens trop mignons qui nous suivent; c’est dire! On veut juste trouver cet endroit, et rapidement.

Soulagés, on trouve l’auberge; l’endroit est beaucoup plus acceuillant que ses alentours et on a le wifi. On prévient nos familles que l’on est bien arrivés et on s’endort, soulagés.

Le jour suivant, on prend un taxi pour traverser Lima et se rendre à Barranco, un des quartiers côtiers les plus au sud de la ville. La course dure 45 minutes et inclut une pause pour faire le plein. On apprend alors que la plupart des voitures à Lima marche à l’essence et au gaz naturel. On nous demande alors de sortir de la voiture pour raisons de sécurité pendant que le résérvoir dans le coffre se remplit de gaz.

Alors que notre chauffeur passe sans ralentir dans plusieurs trous et sur les nombreux dos d’âne, on se rend compte que les suspensions de la voitures sont inexistantes et on comprend assez vite que le traffic à Lima est en général assez chaotique. La course est rendue très agréable par la personnalité de notre chauffeur, qui profite de ces 45 minutes pour nous raconter avec fierté la beauté de son pays. Austin lui trouve une ressemblance avec le père de Kung Fu Panda (je ne sais pas pourquoi…).

C’est la fin de l’hiver, et la ville est complètement recouverte d’un épais brouillard. Le ciel gris contraste avec les couleurs vives des maisons coloniales. La plupart de ces maisons, parfois énormes, ne sont pas rénovées et il n’est pas rare d’en voir complètement laissées à l’abandon. Le quartier de Barranco est le quartier qui en compte le plus, ce qui contribue au charme de cette partie de la ville.

Cela nous paraît bizarre d’être restés plus ou moins dans la même zone horaire après autant d’heures de vol. Mais en regardant le ciel gris de Lima, on se souvient qu’on vient de passer de l’été à l’hiver en moins d’une journée. 

On se rend compte petit à petit que nous sommes dans un nouveau continent, et on profite de nos quelques jours à Lima pour décider des grandes lignes de notre semaine à venir.

Nos meilleurs souvenirs de Lima incluent un excellent restaurant de ceviche:

Austin est quelque peu hésitant face au ceviche, puisqu’il a été malade pendant trois semaines la dernière fois qu’il en a mangé il y a quelques années au Vénézuela. Mais il est aussi gourmand que moi, et les plats ont l’air délicieux; il n’a pas d’autre choix que de manger sa part.

Six heures plus tard, il a le nez qui coule, un chat dans la gorge et les yeux gonflés. La malédiction du ceviche?

Nous avons beaucoup marché dans les différents quartiers de Lima et l’une de nos découvertes est cette vieille église en ruine dont la structure du toit est restée intact, maintenant habitée par des dizaines de corbeaux:

Assez effrayant, non?

On fait un tour dans les marchés artisanaux incas et on se dirige vers les ruines d’un temple, Huaca Pucllana, situées en plein milieu de la ville et complètement entourées par l’urbanisme de Lima. Le guide nous explique que le temple servait de centre rituel et administratif au peuple Lima, qui habitaient la ville avant l’arrivée des incas au 15ème siècle.

Statue à échelle réelle du peuple qui a construit le temple


Vue depuis le haut du temple

Une autre escale de notre longue marche à travers Lima est le parc Kennedy, dans le quartier de Miraflores, qui expose une série de dessins humoristiques sur le sujet de l’écologie. En voici quelques uns:

A la fin de notre séjour à Lima, nous visitons le musée Larco. L’emplacement du musée est très beau, je dirais même que c’est l’un des plus beaux endroits que l’on a vu à Lima. Le musée présente une petite mais très complète collection d’objets venants de plusieurs civilisations ayant habité dans les différentes régions du Pérou. On voit beaucoup de figurines, de pots en céramiques, les couteaux utilisés pendant les cérémonies pour décapiter les sacrifiés, et les bols utilisés pour récupérer leur sang et l’offrir aux dieux.

Le musée Larco détient également la plus grande collection d’art érotique péruvien au monde. On ne peut s’empêcher de ricaner comme des adolescents devant ces figurines très explicites même si nous savons que bien sûr, ces objets sont à apprécier d’un tout autre point de vue.

Après ces quelques jours passés à Lima, on décide de remonter la côte jusqu’à la ville de Trujillo, en recherche d’un peu de soleil. 

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